La réforme des SES est aussi en vacances

La « démocratie de l’efficacité » a des ratés.

Suite aux nombreuses critiques, le recteur s’est vu forcé de bloquer l’application de la réforme de l’organisation de la faculté de SES qui s’était décidée sans que les membres du conseil participatif ne se soient jamais prononcés.

Le message du recteur est après le saut.

Mesdames, Messieurs,

La promulgation de la nouvelle Loi sur l’Université est une opportunité historique de réflexion sur les structures de l’Université et, le cas échéant, de remise à jour et de réforme. Le rectorat a donc demandé aux facultés de s’engager dans cette réflexion, avec un encouragement à la simplification des structures.

La Faculté des SES, à l’initiative de son décanat, a proposé une refonte de son organisation qui prévoit la suppression des sections et un nouvel éventail de départements et de programmes de recherche, nommés instituts. Le collège des professeurs de la faculté s’est prononcé en faveur de cette réforme à une très forte majorité. Le doyen a soumis la proposition de réforme au rectorat qui y est favorable.

Cependant, la nouvelle Loi précise que le règlement d’organisation des UPER (la faculté dans le cas d’espèce) doit être adopté par le Conseil
participatif, sans qu’il soit explicitement mentionné que le règlement d’organisation doive mentionner la liste des subdivisions. Il est de règle néanmoins que l’ancien règlement reste en vigueur jusqu’à l’adoption du nouveau, à l’exception des dispositions qui seraient contraires à la Loi.
L’ancien règlement établit la liste des sections et départements actuels.

Le rectorat en conclut que la réforme ne peut pas entrer en vigueur tant que le Conseil participatif ne s’est pas prononcé sur un nouveau règlement d’organisation permettant cette réforme (qu’il comprenne ou non une liste des subdivisions). En effet, la présentation et la discussion de la réforme au conseil participatif dont le rectorat a été informé ne vaut pas adoption formelle. Après évaluation de la situation, le rectorat demande au décanat de s’accorder avec le conseil participatif pour aboutir dans les meilleurs délais à une décision soit sur un règlement d’organisation qui établit ou non la liste des subdivisions, soit au moins sur les articles du règlement d’organisation qui traitent de ces points.

Un travail conséquent avait déjà été initié au décanat et au rectorat pour faire évoluer les structures budgétaires et les contrats vers la nouvelle organisation pour prendre en compte l’échéance de fin d’année et la possibilité de mise en oeuvre de la réforme au premier janvier 2010.

Le Conseil participatif ne s’étant pas prononcé formellement à fin 2009, la réforme ne peut pas encore être mise en oeuvre. Veuillez donc ne pas tenir compte  des modifications qui auraient pu vous être transmises par anticipation.

Jean-Dominique Vassalli
Recteur

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  1. Abruti de service

    Attendez-vous à ce que ce genre d’initiative se répète. Le pouvoir est aujourd’hui concentré au sein des Décanats: Le rectorat est le seul contre-pouvoir réel, encore que celui-ci est composé de professeurs tout comme les Décanats.

    C’est pourtant une bonne chose que le pouvoir soit concentré au niveau des Décanats. Si l’Université veut rester compétitive, elle doit pouvoir muter rapidement, par exemple en ouvrant une nouvelle chaire autrefois inexistante, au lieu que cela se fasse à Zurich…




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